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La flemme d'écrire, ces petits murs sur la voie de la création

Coucou les inspiré(e)s,


Me voilà en plein NaNoWriMo, ce challenge mondial d’écriture où il faudrait pour bien faire écrire 50 000 mots en un mois. Bon pour le moment, c’est un peu raté. Les idées, j’en ai plein, mais j’ai vraiment la flemme d’écrire et pire encore de corriger.



Une fois, j’ai lu qu’il fallait dans un premier temps, écrire mal. Écrire sans se relire, spontanément et se fixer un but pour chaque jour. J’ai calculé que pour le NaNoWriMo, si je devais tenir le rythme, il faudrait que j’écrive 1666 mots par jour, et ce tous les jours du mois sans exception. J’en suis péniblement à 1000 mots par jours et je n’ai pas écrit tous les jours.


J’étais super motivée pour le faire, mais les évènements de la vie ne sont pas eux en mode NaNoWriMo. Je suis partie en mini séjour vacances avec mon ordinateur portable, mais autant vous dire qu’il est resté sagement dans ma valise. Et quand on remet au lendemain, ce que je fais très facilement, étant donné que je suis complètement en mode procrastination, et bien les mots s’accumulent. Je m’imagine ensevelie en train de me noyer sous une montagne de mots.


Alors que faire ? Et bien en lisant des chroniques autour de moi pour me redonner un peu de courage, voici quelques conseils que j’ai glanés qui pourraient m’aider et vous aider aussi au passage.


1. Descendre de son nuage et admettre ses vérités.


Ce séjour ballades en Ardennes (Belgique), j’en avais vraiment besoin après une année un peu compliquée. Les ballades dans la forêt m’ont d’ailleurs inspiré de nouveaux personnages et même 3 nouvelles que j’ai mis dans ma liste de choses à écrire. Oui je sais d’abord terminer ce que je suis en train de faire avant un nouveau projet, mais c’est plus fort que moi. Et puis je ne vais quand même pas jeter à la poubelle toutes ces idées. Allez en avant-première, je compte lancer une série de nouvelles pour le mois de septembre. « Vous m’en direz des nouvelles ». C’est le nom de la série.

Comme ça c’est dit.


Voici les petites phrases que j’entends dans ma tête :

  • pas le temps, tellement d’autres choses à faire

  • pas envie : j’ai les idées, mais la flemme de les écrire. Vivement qu’on invente le logiciel qui permet d’écrire par la pensée.

  • trop de projets, trop d’idées, pas envie de ne faire qu’une chose à la fois : bon c’est un peu le lot d’une hyperactive, mais c’est vraiment très fort dans mon processus d’écriture. J’ai plein d’idées de livres, de nouvelles, mais tellement de mal à aller jusqu’au bout d’une de mes idées.

  • la créativité est un oiseau libre. Si on essaie de la mettre en cage « obligation », elle s’éteint.

  • ça ira mieux demain : procrastination quand tu nous tiens

  • je suis fatiguée émotionnellement : surtout émotionnellement par cette année vraiment compliquée à tous points de vue

  • je ne m’ennuie jamais

  • allez juste un petit effort et on va rattraper ça : euh non en fait va falloir s’adapter et faire avec


2. Instaurer un environnement de travail propice à l’écriture et à la création


J’avais déjà lu ça quelque part et c’est ce que j’ai mis en pratique. J’ai quitté mon fauteuil certes très confortable pour un bureau aménagé sur la table de la salle à manger. J’ai besoin d’espace pour mon PC portable, mes cahiers, mes marqueurs, mes Post its, mais aussi mon café, mon jus de canneberges et mes biscuits. J’ai aussi des peluches porte-bonheur et parfois je leur demande leur avis. Elles sont toujours d’accord avec moi.

Le tout dans un endroit éclairé et dépouillé d’éléments qui pourraient détourner mon attention. J’ai aussi une vue sur le jardin, car le vert est une couleur d’inspiration.


3. De petits pas plutôt que des pas de géants


Quand on essaie de prendre son élan de sauter vers son objectif d’un coup, on risque de raté son coup et de se ramasser lamentablement. On risque aussi comme dans le jeu « un, deux, trois, piano » de devoir recommencer au début. Par contre si on construit un escalier étape par étape, marche par marche, chaque marche étant un moyen, on a plus de chance d’atteindre son ou ses objectifs voire des objectifs intermédiaires. Et si un jour on veut se reposer sur une marche, on a aussi le droit.


4. Se projeter dans l’après


Ah ça c’est mon exercice préféré. Je me vois assise derrière une table en train de dédicacer mes livrets et mes livres avec des dames et des messieurs qui veulent faire un selfie ou de jeunes auteurs qui me demandent des conseils pour éditer leur premier livre. Bon c’est le début, mais j’ai eu mes premières demandes d’interview et je suis invitée à un petit salon du livre (le village du livre de Beaumont) en octobre.


J’ai même créé ma couverture alors que le livre n’est pas fini.


Mais ma vision préférée c’est quelqu’un qui a lu mon livre et qui le referme en pensant vivement le suivant.


Bon d’accord c’est assez présomptueux, mais ça fait du bien. D’un autre côté, c’est comme quand on imagine ce qu’on ferait si on gagnait au loto, il faut commencer par jouer.


5. En faire un jeu… et pourquoi pas avec d’autres


Pour le NaNoWriMo, j’ai rejoint la communauté sur Discord. On y fait des sessions d’écriture en groupe. Chacun écrit de son côté puis partage le nombre de mots écrits dans un intervalle de temps. C’est motivant et ce n’est pas vraiment une compétition. Ce serait comique de réunir des personnes autour d’une bonne tasse de café et de partager un peu sur notre processus d’écriture. Je sais que sur You Tube, des personnes créent des sessions d’écriture. Moi quand j’ai écrit 2000 mots je m’offre un truc, généralement une pâtisserie. Le souci c’est que j’ai remarqué que je m’offrais ma pâtisserie au bout de 1000 mots.


Voici quelques autres activités pour s’échauffer avant d’écrire :

  • décrire un objet, un rêve, une émotion, un paysage

  • raconter un souvenir

  • réécrire une conversation

  • imaginez un objet qui parle


6. Faire gaffe à son enfant (rebelle) intérieur


Bon je dois me l’avouer, mais chaque fois qu’on essaie de m’imposer un truc quel qu’il soit, j’ai mon enfant intérieur qui dit « non » et qui se cache sous la table. Du coup, j’ai réalisé que si je me sentais trop acculé à des réalisations avec des délais, de la pression, je n’arrivais à rien. J’essaie donc d’être vraiment à l’écoute de mes besoins, de mes envies, mais de mes peurs aussi. Du coup, le processus est certes plus long, mais je ne me trahis pas moi-même en le réalisant.


N’hésitez pas à écrire ce qui vous empêche d’écrire, vos peurs, vos croyances, mais aussi ce qui vous distrait, les autres problèmes que vous avez en tête .... Ça va vous permettre d’y voir plus clair, mais surtout vous vous sentirez un peu moins stressé une fois que tous ces éléments seront jetés sur le papier.


7. Si ça ne marche pas, passez à autre chose


Moi je peins, je brode, j’encode certains de mes livres pour les revendre. J’ai besoin de place dans ma bibliothèque. Je vais marcher, je cuisine. On va aussi se faire quelques jours de thalasso. Bon je sais que même si j’emmène de nouveau mon PC, il restera dans ma valise. Mais ça me rassure de l’avoir avec moi, on ne sait jamais.


8. Revenir dans la motivation et l’énergie de vos débuts


Reprenez vos premières œuvres, relisez vos premiers manuscrits, voyez le chemin parcouru.


9. Et s’il fallait abandonner ce projet pour un autre, carrément


Pas facile. Et pas toujours synonyme d’échec, mais si la motivation baisse au point de ne plus avancer et bien peut être qu’on n’est pas sur le bon escalier. Changer quelque chose de prépondérant dans votre manière de travailler.



10. Changez votre environnement créatif


Les retraites d’écriture c’est un moyen génial d’avancer. J’en ai fait une une fois dans un petit hôtel près de Genève. 4 jours d’écriture non-stop. J’ai vraiment avancé beaucoup, mais bon c’est un budget. Moins onéreux, un copain qui a un très grand jardin et qui veut bien que vous alliez arroser ses plantes pendant qu’il est en vacances. Ou allez écrire dans un parc ou un café sympa si vous préférez être entouré de gens.


11 Faites appel à l’équipe


Si vous avez déjà quelques chapitres, faites-les lire à votre groupe de lecteurs/lectrices. Bon c’est à double tranchant, car il faut être en mode acceptation de critiques. Mais parfois on peut aussi avoir des compliments et ça ça peut vous redonner courage pour la suite.


Voilà, y a plus qu’à comme on dit !

Et vous, n’hésitez pas à partager vos conseils.

Ça m’a fait du bien finalement. Et j'ai mes 1600 mots.


Belle journée

Naomi


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1 commentaire


Julie Bédu
Julie Bédu
24 sept. 2021

Cela est important surtout pour moi qui n'est qu'au début et qui est peur de tout se que tu as décris.

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