Calendrier de l'avent : Jour 10 : Le positivisme

Coucou les inspiré(e)s,


Désolé, blackout de 3 jours suite à une 3ième dose de vaccin. Mon cerveau s’est ralenti et mon inspiration était dans le coma. Je vais mieux aujourd’hui et je ne sais pas pourquoi, j’ai eu envie de parler du positivisme.



Quand on écrit une histoire, on peut décider si cela se termine bien ou pas, si les personnages vont vivre des évènements dramatiques ou pas. C’est vrai que nos personnages sont comme des marionnettes que l’on peut manipuler à notre guise. Je ne cache pas que ça a un côté thérapeutique, on peut faire jouer à nos personnages des parties de nos propres vies et trouver une autre fin ou un autre déroulement de l’évènement.

Pour ma part, je préfère les histoires qui finissent bien ou avec beaucoup d’émotions. J’ai une fois raconté la fin d’une personne âgée, ça aurait pu être triste, mais c’était plein de bonne humeur et de bienveillance. Même quand il arrive quelque chose de triste, mes personnages essaient toujours de voir le bon côté des choses et ils essaient de s’en sortir avec de grande quantité de positivisme et d’optimisme.


Et puis, je crois avec beaucoup d’enthousiasme que le positivisme et l’optimisme attirent les évènements positifs.,

Bien que la période des fêtes soit propice à une sorte de trêve dans les mauvaises nouvelles, on ne peut pas s’empêcher de constater que cette trêve est bien fragile. Je rêve d’un journal avec que des bonnes nouvelles. C’est un rêve naïf, je n’en disconviens pas.


Tous les soirs avant de me coucher, je trouve au moins 3 choses positives qui se sont passées dans la journée. Je m’endors avec le sourire même quand la journée n’a pas été géniale. Je suis toujours très heureuse de me dire que j’ai la chance d’avoir un toit, de la nourriture en suffisance, une famille et des ami(e)s bienveillants. Tout le monde ne peut pas en dire autant.

Et vous ? Comment faites-vous pour entretenir votre positivité ?


Nola


— Sarah, Sarah !!!

C’est Lise qui la secoue gentiment. Elle émerge en sursaut et surprise de s’être endormie.

— Tu vas bien ?

— Oui, oui, je ne sais pas ce qui s’est passé. Les enfants vont bien ?

Des yeux, Sarah cherche Églantine qu’elle se souvient avoir eue dans les bras.

— Oui, ne t’inquiète pas. Ils ont été très sages. Là ils rangent les courses. Carine est vite allée voir son amie, elle reviendra nous aider pour le souper, elle prend le dessert en revenant.

Le commissaire a téléphoné, je lui ai dit que Johanna était devenue Nola, mais qu’on n’en savait pas plus. Je lui ai parlé du bracelet. Il va le donner au Doc. Il était au laboratoire, mais ils n’ont rien pu en tirer. Personne ne la réclamée pour le moment malgré les avis qui ont été diffusés.

Sarah écoute Lise à travers un épais brouillard.

— Viens, une bonne tasse de café va achever de te réveiller.

L’après-midi se passe à préparer les plats pour la soirée. Tout le monde s’y met en fonction de ses possibilités. Carine revient dans l’avant-soirée, elle a invité son amie Sabine qui l’accompagne souvent dans ses déplacements. Les parents de Sabine sont partis visiter une tante malade et elles n’avaient pas envie de passer le Réveillon avec ses cousins qu’elle connaissait à peine. Elle aime bien l’ambiance de La Maison et surtout elle adore passer du temps avec Carine. Les deux jeunes filles aident à cuisiner les plats de la soirée, la décoration et les derniers préparatifs pour préparer la table.

On sort les rallonges de la table de la salle à manger. Ça fait une fameuse table pour 13 personnes. Même si Églantine ne prend pas beaucoup de place. Heureusement la grande table est immense et habituée à accueillir autant de monde. Qui dit grande maison, dit grande tablée.

Un peu plus tard dans l’après-midi, l’Inspecteur Paul rappelle Sarah pour voir s’il n’y a rien de nouveau. Sarah en profite pour lui demander ce qu’il fait pour le Réveillon. Mais il n’a rien prévu. Son épouse est décédée d’un cancer du sein l’année dernière. Ils n’ont pas eu d’enfant. Il s’apprête donc à passer la Noël devant la télévision. Sarah est un peu superstitieuse, elle réfléchit quelques instants puis finit par inviter Mr Paul. Celui-ci hésite, mais finit par accepter. Il aime bien Sarah et ça lui fera du bien d’être entouré pendant les fêtes. « J’apporterai quelques bouteilles de vin et un petit alcool de poire fait maison pour terminer la soirée. » Sarah acquiesce et raccroche contente d’avoir trouvé un 14ième convive.

Une musique de Noël envahit La Maison. Sarah et Lise terminent les préparatifs. Carine et Sabine sont toujours là pour les aider. Jean-Jacques et Jean-Paul échangent en silence sur ce que sera leur cadeau de Noël. Carine et Déborah achèvent la décoration des assiettes avec les entrées. Églantine babille en jouant avec son biberon et sa tétine. Noah se balance d’un pied à l’autre près des jumeaux. Les jumeaux qui lui demandent gentiment de s’asseoir près d’eux. Noah hésite puis s’exécute. Sarah en les observant se dit que c’est bizarre. Noah est toujours très calme avec les jumeaux. Il a un livre dans un sac en papier que Mamy Nova lui a apporté. Il le tire du sac. Plie celui-ci avec beaucoup de patience et de dextérité puis il se met à lire le livre avec un air très concentré.

Louis ne court plus dans la maison, il s’occupe au sol avec des petites voitures. Il refait des bruits de bouche pour chaque péripétie de ses aventures avec les petites voitures, ce qui a quelque chose de rassurant. Emeline est toujours avec Nola. Elles sont face à face et de temps en temps le visage d’Emeline change d’expression. Elle se met à rire aux éclats aussi puis écoute avec attention. Mais aucun son ne sort de sa bouche et encore moins de celle de Nola. Sarah soupire, encore un abandon de Noël. Après les congés de Noël, elle fera toutes les démarches pour pouvoir garder Nola tant que personne ne la réclame. Quant à Mamy Nova, elle est installée au milieu de tout ce petit monde sur le sofa, elle les observe avec bienveillance et elle tricote une énième écharpe dans des couleurs mauves et dorées. Parfois elle a un air interrogateur comme si tout d’un coup, elle ne se souvenait pas ce qu’elle faisait là, mais la plupart du temps, elle avait un visage détendu et l’air évident d’être contente d’être là.

Juste avant le début du diner, tout le monde s’est changé. Pulls de Noël improbables, pantalons et jupes de flanelles, bonnets, maquillage à paillettes, tout y est.

Alain arrive vers 19 h et Paul suit un quart d’heure plus tard. Alain a rapporté le bracelet de Nola et il le lui donne dès qu’il a de nouveau dit bonjour en posant un baiser sur la joue de Sarah. Alain a également revêtu un beau pull de Noël et Paul a quitté son uniforme pour un jeans, une chemise blanche et un gilet dans les teintes rouges.

Tout le monde est là.

Les bouteilles de vin rouge sont mises à table. On sert l’apéro et on fait circuler les amuse-bouche. Par facilité, tout le monde s’est installé autour de la table et tout est baigné dans un joyeux brouhaha.

Nola a récupéré son bracelet. Elle a toujours avec elle son disque argenté. Paul y a jeté un œil puis comme ça avait l’air de la rendre nerveuse, il le lui a rendu.

Nola regarde la tablée et décide de remettre son bracelet.


Au moment où le bracelet est en place. Le temps s’arrête, littéralement. Le disque se met à luire intensément. Nola le prend et le place au niveau de sa poitrine. Elle regarde autour d’elle, toute la maison s’est figée.


— Nola, Nola ....


A suivre...